Précurseur de la dramaturgie du film Top Gun, Officier Et Gentleman trace le parcours initiatique d'un jeune homme, à l'enfance douloureuse et réfractaire à toute forme d'autorité : et ce dans le cadre d'une école militaire prestigieuse dont la première préoccupation est de casser les fortes têtes.
Et Richard Gere, sous les traits de Zack Mayo, ne va pas y couper ! Il n'aura dès lors que deux issues : l'abandon, l'échec (à l'image de sa vie jusqu'alors) ou le dépassement de soi en guise de pied de nez au destin, un dernier acte de rébellion pour devenir enfin un Homme, un vrai !
Il faut dire que le beau Zack a grandi sans maman dans l'ombre d'un père absent à l'existence glauque : sous-officier végétatif dans la Navy, ce dernier est à la fois alcoolique et coureur invétéré de prostituées.
Zack aurait dû logiquement persister dans cette vie de facilité et de dépravation qui lui a servi de modèle mais, que nenni (quand je vous dis que c'est un rebelle !) : un beau matin, dans la moiteur du boui-boui paternel jonché de cadavres de bouteilles vides, il se met en tête de s'engager dans l'armée pour devenir officier aviateur, rien que ça !
Au tout début, il faut dire que Zack arrive plutôt cool sur la base militaire, disons même en touriste, et traînant avec lui tous ses travers et ses mauvais plis : égoïsme, paresse & un penchant certain pour les petits trafics en tout genre.
Mais voilà : on n'entre pas et on ne reste pas dans la Navy comme dans un bordel de Macao !
C'est le sergent instructeur Foley qui va lui apprendre les nouvelles règles : rigueur, discipline, esprit de corps... autant dire que le jeune loser rebelle va en prendre plein la tête. De cet affrontement en ressortira le meilleur, ou le pire !
Et, évidemment (comme dans tout film US qui se respecte) il faut une histoire d'amour et de douceur dans ce tissu d'épreuves et d'âpreté : ce sera la belle Paula. Ici aussi, Zack sera confronté au vécu de son paternel vis à vis des femmes. Fera t'il le bon choix ? Sera t'il capable d'aimer vraiment et, surtout, de se sentir VRAIMENT aimé ?
Quoiqu'il en soit, et pour revenir à nous moutons, Zack Mayo (nnaise !) quittera l'école de la même manière qu'il y est entré : sur une Triumph Bonneville !