Dans l'histoire pléthorique des motos japonaises de la fin des années 70, certaines machines ont marqué la transition entre les grosses cylindrées sportives et les motos plus modestes.
La Kawasaki Z 400 G fait partie de ces modèles intermédiaires : simple, fiable et étonnamment moderne pour l'époque, elle incarne parfaitement la philosophie moto crépusculaire de la fin des seventies.
Contexte historique :
À la fin des années 70, Kawasaki domine amplement le marché sport avec ses célèbres séries "Z".
Mais une nouvelle demande voit le jour : de plus en plus de motards souhaitent des machines plus légères, économiques et faciles à piloter sans pour autant sacrifier le style sportif.
La réponse arrive en 1979 : la Z 400 G, une moyenne cylindrée pensée pour le quotidien, mais conservant néanmoins l’ADN sportif Kawasaki.
Le modèle vise principalement :
- les jeunes permis
- les trajets urbains quotidiens
- les marchés européens férus de moyennes cylindrées
Design, la petite Z digne de ses grandes sœurs :
La Z 400 G reprend tous les codes des gros cubes Kawasaki :
- Réservoir anguleux
- Selle plate type roadster
- Moteur bien visible : absence de carénage
- Compteurs ronds
- Ligne basse et nerveuse
Visuellement, la moto ressemble à une Z1000 "light" ce qui, à l'époque, représente un argument marketing majeur : avoir l’allure d’une grosse cylindrée sans le coût ni la difficulté de maîtrise & de pilotage.
Sensations :
La Z 400 G n’est pas une sportive pure mais plutôt une moto "école" dédiée à l'inititation mécanique : légère, rassurante, joueuse & moins brutale que les grosses cylindrées, elle pardonne les erreurs des jeunes pilotes en herbe.
Conclusion :
La Z 400 G n’est pas la plus puissante, ni la plus célèbre, des Kawasaki ! Elle a toutefois posé les bases d’un concept simple : une moto de moyenne cylindrée polyvalente, fun et accessible.
Dès la première moitié des années 80, elle sera vite supplantée par des technologies embarquant de l'électronique ainsi qu'une optimisation globale de la partie cycle (freins, suspensions). Mais c'est probablement ce qui fait toujours son charme aujourd'hui : une moto typique des seventies, simple et sans fioritures...