Un mastodonte inclassable !
En 1983 Yamaha propose au public la FJ1100 sur le secteur très concurrentiel des grosses sportives. Le problème est que le segment est déjà bien occupé par des vedettes telles que la Honda VF1000R ou la légendaire Kawasaki GPZ900R Ninja : toutes deux dotées de moteurs à refroidissement liquide et aux design nettement plus "sport".
La FJ1100 n'est pas en soi une mauvaise bécane : elle apparaît juste visuellement un peu trop sage et embarque une technologie qui peine à rivaliser avec ses "adversaires".
Malgré un effort commercial (de la part de Yamaha) de repositionnement sur le secteur moins concurrentiel "routière musclée", la FJ aura toujours du mal à convaincre les motards "sportifs".
La partie cycle :
Avec un cadre novateur tubulaire à structure périmétrique de section carré, la FJ se révèle particulièrement stable et sécurisante.
La liaison au sol est efficacement assurée à l'avant par une fourche télé-hydraulique avec système anti-plongée et, à l'arrière, par un mono-amortisseur performant.
Quant au freinage, doté de 3 gros disques ventilés, il permet sans peine de stopper la bête dans la plupart des conditions.
La motorisation :
Autant te dire que le moulin, développant une puissance "déraisonnable" de 125 CV à 9000 tr/min pour 10,3 mkg de couple et doté d'une culasse double ACT 16 soupapes, n'est pas là pour enfiler des perles ! En gros, ça pousse très fort.
Bilan :
Contrairement aux super bikes de son temps, la FJ1100 adoptait une position de conduite plus naturelle. Ses caractéristiques en faisaient une pionnière du secteur sport-GT, capable d’avaler les kilomètres sans pour autant sacrifier les sensations.
Dès 1986, la FJ1100 laissa la place à la FJ1200, encore plus puissante, laquelle restera longtemps une référence des routières sportives.
La FJ1100 garde toutefois une place particulière dans l’histoire de la moto : celle d’avoir inauguré un concept repris plus tard par des machines comme la Honda CBR1000F, la Kawasaki ZZR1100 ou encore la Suzuki GSX-R1100.