La petite bombe révolutionnaire des années 80
Commercialisée en 1982, la Yamaha 125 RDLC (Race Developed Liquid Cooled) a marqué un tournant dans l’histoire des 125 cm³.
À une époque où la plupart des petites cylindrées sont encore refroidies par air, Yamaha présente une technologie directement issue de la compétition : le refroidissement liquide et une partie-cycle sportive digne des motos de plus gros gabarit.
Caractéristiques techniques :
Son habillage affûté abrite un moteur monocylindre 2T de 124 cm³, développant plus de 20 CV à +/- 10.000 tr/min. De plus, avec à un poids plume de 115 kg, la petite nerveuse avait vraiment la pêche ! De quoi ravir les jeunes pilotes avides de sensations é de performances : ne serait-ce que pour mettre la pile, en DA, aux "antiques" DTMX et même aux premiers DTLC.
Une vraie école de pilotage :
La 125 RDLC n’était pas qu’une simple routière : c’était aussi une base solide pour apprendre à piloter. Avec un moteur nerveux & pointu, une boîte de vitesses serrée, elle exigeait de la précision, de la maîtrise et du feeling. De nombreux pilotes en herbe ont d'ailleurs fait leurs armes sur cette petite bécane avant de passer à des cylindrées supérieures.
Design et versions :
La RDLC se distingue par un design typique des années 80 : réservoir anguleux, couleurs vives, carénage tête de fourche, selle longue profilée...
Elle a toutefois connu quelques évolutions :
- RDLC type 31K (1982-1984) : version d’origine, brute et nerveuse.
- RDLC YPVS (1984-1986) : dotée du système YPVS (Yamaha Power Valve System), une valve à l’échappement qui améliorait le couple & la reprise à bas régime.
- TZR 125 (à partir de 1987) : héritier caréné et plus moderne, mais moins "sauvage" que la RDLC d’origine.
Un mythe toujours vivant :
Aujourd’hui, la Yamaha 125 RDLC est devenue un collector : son moteur 2T à la sonorité inimitable, sa légèreté et son look rétro séduisent toujours les passionnés de motos vintage. Bien entretenue, elle reste une machine vive, agréable et pleine de caractère.
Les exemplaires d’origine en bon état deviennent rares, mais leur valeur sur le marché de l'occasion ne cesse d’augmenter : la RDLC, c’est une part incontournable de l’histoire du 2T, un symbole d’une époque où la liberté s'exprimait poignée au taquet.