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Saga Harley

Soumis par Rusty James le dim 12/10/2025 - 12:34
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Le mythe du deux-roues américain

Fondée en 1903 à Milwaukee (état du Wisconsin) par William S. Harley et les frères Arthur et Walter Davidson, Harley-Davidson incarne depuis plus d’un siècle l’esprit de liberté made in USA.

Dès ses origines, la marque impose une philosophie novatrice et un esprit typique US souvent copié mais jamais égalé. Car la Harley à une histoire, un ADN unique propre à toutes les légendes !

L’âme de la liberté :

Plus qu’une simple marque, Harley-Davidson est uu véritable culte, un art de vivre. Elle représente l’indépendance, les grands espaces, la route 66...

La sonorité caractéristique de son moteur, sa ligne imposante et ses chrome étincelants en ont fait une icône, un patrimoine de l'Amérique.

Dans l’imaginaire collectif, rouler en Harley, c’est partir à l’aventure, refuser le conformisme et assumer son indépendance. Le mythe Harley a aussi été porté par le cinéma, notamment à travers des films cultes tels Easy Rider (pour citer le plus emblématique).

Une marque au service des motards :

Au cours des générations, Harley-Davidson a toujours su évoluer tout en restant fidèle à son héritage. Aujourd'hui, des modèles, comme que la Sportster, la Softail, ou encore la Road Glide, marient à la fois un look intemporel et une technologie moderne.

La firme a enfin su s’adapter aux nouvelles générations de motards, notamment en développant des motos électriques comme la LiveWire, symbole de son ouverture vers l’avenir et la mobilité durable.

Une communauté mondiale :

Outre son aura, une des plus grandes forces de Harley-Davidson est sa communauté mondiale : Les propriétaires de Harley ne sont pas des clients lambda, mais des membres d’une fraternité internationales.

A titre d'exemple, le Harley Owners Group (HOG), créé en 1983, compte aujourd’hui des centaines de milliers d'adeptes à travers le monde entier.

Conclusion :

Harley-Davidson est un constructeur de motos unique, une légende vivante, un symbole de liberté et d’authenticité qui traverse les générations.

Malgré les mutations du monde moderne, la marque plus que centenaire continue de faire vibrer le cœur de millions de passionnés. Sur chaque route, à chaque virage, à chaque vrombissement de moteur, c’est tout un pan de l’histoire américaine qui s’exprime, dans les vastes plaines du Dakota comme au fin fond de l'Ardèche !

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Evel Knievel

Soumis par Rusty James le ven 26/09/2025 - 10:13
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L'astronaute de la moto !

Une moto rugissante, un public fasciné et surexcité... et il y a de quoi ! L'objet de toutes les attentions et de tant d'admiration : un homme vêtu d’une combinaison étoilée, prompt à s’élancer dans le vide. Cet homme, c’est Evel Knievel, le cascadeur le plus célèbre de l’histoire, une légende, un demi-dieu aux USA qui a transformé la prise de risque en spectacle planétaire.

Le gosse intrépide de Butte :

Robert Craig Knievel (alias Evel Knievel) est né en 1938 à Butte, une petite ville minière du Montana. Dès son plus jeune âge, il se forge rapidement une réputation de casse-cou. Sportif invétéré, il tente tout ce qui se présente : hockey, athlétisme, ski…

Mais c’est à cheval sur une moto qu’il se sent véritablement invincible. Avant de devenir une icône, il enchaîne les petits boulots et les galères, tutoyant parfois les limites de la loi. Son surnom 'Evel' (bad boy) naît d’ailleurs d’un passage par la case prison, lorsqu'un gardien le compare à un autre détenu surnommé 'Awful Knofel'. La légende est en route et ne s'arrêtera plus...

Le showman qui défia la mort :

Dans les années 60, Knievel a une idée originale : pourquoi ne pas transformer les cascades en spectacles populaires ? Entouré d’une petite équipe, il imagine des shows où il saute par-dessus des rangées de voitures ou de bus à tombeau ouvert. Et ça marche ! Rapidement, les foules de curieux se pressent pour voir cet homme qui joue sa vie à chaque représentation. Car, dans les shows Evel Knievel, il n’y a pas de filet de sécurité : la moindre erreur peut être fatale.

Et des accidents, malgré son talent & sa maîtrise, il en aura beaucoup ! Plus de 400 fractures recensées au cours de sa carrière : ce qui lui vaudra d'ailleurs une mention au Guinness Book des records. Mais après chaque chute, Knievel se relève : cabossé, plâtré, mais toujours vivant et jamais brisé.

Les exploits qui l’ont rendu légendaire :

1967 - Las Vegas : il tente de franchir la fontaine du Caesar’s Palace. La performance tourne mal et il s’écrase violemment. Les images font immédiatement le tour du monde et le consacrent comme une star.

1974 - Snake River Canyon : toujours avide de sensations et défiant sans cesse l'impossible, il ne se contente plus de sauter des rangées de véhicules entre deux rampes. Il souhaite franchir un canyon avec une moto-fusée : le pari échoue, mais l’événement est retransmis à la télévision et attire des millions de spectateurs.

Entre ces dates, de nombreux sauts mémorables le confrontent aux limites de la physique : la gravité, la vitesse, son propre corps.

Un rêve américain avec ses failles :

Evel Knievel n’était pas seulement un cascadeur téméraire : c’était aussi un personnage romanesque, à la fois héros et anti-héros. Drapé dans ses combinaisons aux couleurs du drapeau étoilé, il incarnait l’audace et le rêve américain où tout reste possible même quand on vient d'une petite ville du Montana. Mais derrière l’image flamboyante, derrière le vernis, on trouvait un homme excessif, parfois colérique et notoirement connu pour ses frasques et ses démêlés judiciaires.

Une légende toujours vivante :

Même après son décès en 2007, la légende Evel Knievel persiste : ses cascades ont ouvert la voie aux compétitions modernes de freestyle motocross et de stunt. Son nom est devenu synonyme de témérité folle et son style reste inimitable : jouets, films, documentaires : tout rappelle encore aujourd'hui que Knievel a marqué la culture populaire US à jamais.

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Robert Redford n'est plus

Soumis par Rusty James le mer 24/09/2025 - 10:07
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Robert Redford, la gueule d'ange à la belle chevelure blonde, nous a quitté à l'âge de 89 ans. Né en 1936 à Santa Monica (CA), le légendaire acteur/réalisateur a littéralement subjugué midinettes & cinéphiles durant des décennies !

Des films comme Butch Kassidy et le Kid, l'Arnaque, Nos plus belles années, Jeremiah Johnson, Out of Africa... sont autant de jalons du panthéon du cinéma hollywoodien. Derrière la caméra, Robert Redford réalise (et interprète parfois) des œuvres tout aussi marquantes : Des gens comme les autres, Et au milieu coule une rivière, L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux...

Au titre des pépites cinématographiques, moins (re)diffusées, on compte également des incontournables tels que : La Poursuite impitoyable (1966), Propriété interdite (1966), Gatsby le Magnifique (1974), Havana (1990), Spy Game, jeu d'espions (2001).

Une légende de la moto aussi !

Robert Redford n'est pas seulement une icône du cinéma : il entretenait également une véritable passion pour la moto. Sa disparition, le 16 septembre 2025, a bouleversé ses nombreux fans à travers le monde. Du côté des passionnés de moto, l'acteur faisait également partie de ces acteurs "motards" légendaires : Steve McQueen, Dennis Hopper, Peter Fonda, James Dean, Marlon Brando...

Pour Robert Redford, sa passion pour la moto était au delà des plateaux de tournage : elle représentait une partie importante de sa vie et de son identité. Plusieurs évènements marquants témoignent de son amour pour la moto.

Bob, la moto dans la vie & à l'écran :

Un des épisodes les plus marquants remonte à 1970 dans le film "Le prix du fracas" où Robert Redford incarne Halsy Knox, un pilote de motocross professionnel. Dans ce film, les décors de course, la préparation des motos et le paysage tout-terrain sont au centre de la narration & de l'intrigue. Cette immersion réaliste dans l'univers de la compétition moto a non seulement prouvé sa polyvalence d'acteur, mais aussi son intérêt pour le décorum, où la moto n'est pas seulement un accessoire mais un point central symbole de liberté.

Une certaine Yamaha DT250 occupe une place toute particulière dans la vie de Robert Redford : elle lui fut offerte en 1971 après le tournage du film "Little Fauss and Big Halsy".

Il a utilisé cette moto non seulement pour son usage personnel mais aussi dans le film "Tal como éramos" sorti en 1973. Cette machine était utilisée en famille lors de sorties et autres randonnée à travers les canyons de l'Utah : anecdote personnelle rapportée par son fils Jamie. Cette Yamaha DT250 a fini par être cédée aux enchères lors d'un événement caritatif.

En cherchant un peu, on déniche également de vieilles photographies révélatrices de la passion de l'acteur pour la moto.

Le lien philosophique & affectif entre Redford et la moto est indéniable : amoureux d'aventure, de paysages sauvages et de liberté, la moto était certainement pour lui l'équivalent d'un cheval mécanique des temps modernes : le compagnon fidèle et indispensable pour tout pionnier de l'Ouest américain et de tout ce qu'il y reste à découvrir ! 

Merci pour tout Mr Redford : ne meurent vraiment que ceux que l'on cesse d'aimer & que l'on finit par oublier. On ne vous oubliera jamais...

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La Montée Impossible

Soumis par Rusty James le dim 17/08/2025 - 12:02
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A l'impossible nul n'est tenu !

Apparue en France au début des années 80, la Montée Impossible est une épreuve mythique prisée par les pilotes & casse-cous de tous poils : véritable défi aux lois de la gravitation, elle est plus proche de l'Enfer que d'une balade bucolique !

La montée impossible (origine anglophone « Hill-Climbing ») est une course moto individuelle où le compétiteur affronte une côte naturelle, non goudronnée et extrêmement pentue (plus de 45 % de dénivelé en général).

Réputée quasi infranchissable, cette course de l'extrême propose le défi suivant : arriver au sommet le plus vite possible ou, à défaut, monter le plus haut possible.

Les engins utilisés sont, la plupart du temps, des prototypes adaptés (tant bien que mal !) à ce type d'épreuve : entre labourage et course de caisses à savon, le spectacle est parfois farfelu mais toujours très impressionnant et riches en gamelles !

Les origines :

Cette compétition a vu le jour aux USA au début du XXème siècle : les marques naissantes (Harley-Davidson, Indian...) utilisèrent les défis de franchissement de côtes pour éprouver leurs machines.

La première manifestation connue de "Hill-Climbing" remonte au 30 mai 1903 : le NYMC (New York Motorcycle Club) organisa une épreuve à Riverdale Hill. Cet évènement est d'aileurs réputé comme la plus ancienne forme de compétition motocycliste.

La réglementation :

- Le pilote conduit un deux-roues motorisé (parfois trois-roues en ligne).
- Lors de sa tentative de montée, il ne peut en aucun cas se faire aider.
- En cas de chute (plus que probable !), c'est le niveau de la roue AV de sa moto qui sert de point de référence.

Lieux de manifestation :

France :

- La montée d'Arette, située dans les Pyrénées-Atlantiques, fait figure de pionnière depuis 1984.
- La montée de Lamure-sur-Azergues située dans le Rhône.
- La montée impossible de Bernex située en Haute-Savoie.
- La montée impossible du Collet d'Allevard en Isère.
- La montée impossible de La Bresse dans les Vosges.
- La montée impossible de Muhlbach-sur-Munster dans le département du Haut-Rhin.

Belgique :

- La montée d'Andler/Schönberg située dans la Province de Liège.

Autriche :

- L'épreuve organisée à Rachau depuis 1995, et retransmise sur Eurosport, fut l'une des premières à populariser la montée impossible en Europe.

États-Unis :

- Devil's Staircase Hillclimb à Dayton

Compétitions officielles :

- Le "Mondial de Montée impossible" se déroule à Decazeville en Aveyron, France.

En France ce sport, longtemps considéré comme folklorique, est en train de s'organiser et de se réglementer sous les auspices de la Fédération française de motocyclisme.

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PARIS-DAKAR

Soumis par Rusty James le lun 02/06/2025 - 16:36
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La genèse :

Véritable marathon, le rallye Paris-Dakar est créé par Thierry Sabine en 1978. L'idée : un rallye-raid pharaonique au départ de Paris pour traverser toute l'Afrique avec un finish à Dakar.

Initialement ouverte aux autos, motos & camions, la première édition aligne 170 participants au Trocadéro (Paris) le 26 décembre 1978. Dans la catégorie "moto", c'est le jeune Cyril Neveu qui décrochera le trophée au guidon d'une "simple" Yamaha XT 500.

L'engouement populaire pour cet évènement hors du commun augmente rapidement : lors du millésime 1980, ce ne sont pas moins de 216 équipages qui se présentent au départ. Ils seront 291 pour l'édition 1981 !

Au cours de cette décennie, l'esprit extrême du Paris-Dakar va pousser nombre de célébrités (en manque de sensations fortes ou de notoriété !) à s'y engager : Claude Brasseur, Caroline de Monaco, Michel Sardou, Evelyne Dhéliat... En général, ces "people" n'avaient aucune notion de pilotage et étaient propulsés dans le rôle de copilote + ou - potiche. Au moins ont-ils pu dire : "je l'ai fait !" après s'être offert leur safari bling-bling.

Les pionniers :

Au début des années 80, le rallye-raid Paris-Dakar est à son apogée : extrêmement populaire, cette migration annuelle d'aventuriers de tous poils traverse la France depuis la capitale vers le Sud pour débarquer sur les côtes africaines.

C'est encore l'époque des "fous du volant avec leur drôles de machines" ! Une aventure abordable pour tout un chacun, des types qui se jettent corps & âme dans la course avec des véhicules de série à peine préparés, sans ou avec peu d'assistance. Le paris-Dakar c'était bien plus qu'une aventure, c'était une odyssée... que dis-je, c'était une épopée !

En plein hiver, la foule se massait sur le trajet de ces pionniers ordinaires motorisés, héros de l'instant, pour les acclamer & les encourager. Pas de barnum, pas de caravane ni d'étape avec animations & distributions de stylos ou de porte-clés : les mecs traçaient leur route.

Pour les motards c'étaient la morsure du froid qu'ils prenaient en pleine gueule : on en voyait même certains qui avaient revêtu une simple bâche plastique en guise de poncho & pour éviter de se transformer en Mr Freeze !

Une année, le cortège a même traversé ma petite ville (Cahors). Alors gamin et fan de moto, ces cavaliers de l'apocalypse me fascinaient : traversant la France brumeuse & hivernale pour affronter, dans quelques jours, la brûlure du Ténéré.

Pour ces héros de la première heure, le Dakar était leur chemin de Compostelle, leur Graal : un pèlerinage en solitaire face à l'Inconnu, un défi aux éléments & une grande épreuve d'humilité !

1981 : la légende Auriol !

Hubert Auriol devient l’un des plus grands noms de l’histoire du Paris-Dakar. Né à Addis-Abeba en Éthiopie, ce passionné d’enduro et de motocross s’est forgé une réputation de pilote aussi rapide qu’endurant, au point de recevoir le surnom de " l’Africain".

Sa consécration explose dès 1981, lors de la troisième édition du Dakar. Après une participation prometteuse en 1979 puis une disqualification en 1980, l'Africain remet le couvert au guidon d’une BMW GS 800 : au terme de près de 10 000 kms, il remporte l’épreuve moto devant Serge Bacou et Michel Mérel.

Cette victoire marque un tournant dans l’histoire du Dakar : elle consacre la supériorité des grosses BM bicylindres face aux monocylindres qui dominaient jusque-là la discipline.

Ce premier succès est aussi le début d’une carrière exceptionnelle : Hubert Auriol remporte à nouveau le Dakar à moto en 1983 avant d’entrer dans la légende en gagnant l’épreuve auto en 1992, devenant ainsi le premier pilote à triompher dans les deux catégories. Plus tard, il dirigera également le Dakar pendant près d’une décennie, contribuant à façonner l’identité de la course.

Aujourd’hui encore, Hubert Auriol demeure l’une des figures les plus marquantes du rallye-raid. Sa victoire de 1981 symbolise l’esprit des premiers Dakar : l’aventure, le dépassement de soi et la découverte de l’Afrique, un continent auquel il restera toujours profondément attaché.

1986 : le drame

Plusieurs accidents mortels ont malheureusement entaché l'aventure, que ce soit au niveau des concurrents, des organisateurs ou des spectateurs. Le drame le plus emblématique étant, en 1986, la mort de Thierry Sabine et de Daniel Balavoine lors d'un crash d'hélicoptère. Trois autres personnes ont aussi été emportées dans cette catastrophe : le pilote François-Xavier Bagnoud, le technicien radio Jean-Paul Le Fur ainsi que la journaliste Nathalie Odent.

1988 & après : le grand Barnum !

A la fin des 80', exit l'aventure pure & l'esprit pionnier. En 1988, notoriété oblige, on est plus sur le modèle Disneyland que dans Voyage en terre inconnue. Le Paris-Dakar se professionnalise : ainsi, plus de 600 équipages sont au départ cette année là ! En y ajoutant la logistique, les sponsors & les médias, chaque bivouac se transforme en une véritable cité de plusieurs milliers d'âmes.

Années 90 & 2000 : la fin d'un mythe

Comme elle est déjà loin l'époque des vrais aventuriers, l'époque des Cyril Neveu sur son XT & Hubert Auriol sur sa BM ! Il est perdu le temps où Mr Toutlemonde pouvait tenter sa chance avec sa machine de série bricolée.

Le rallye-raid est définitivement devenu une machine à gaz, une grosse opération commerciale, une vitrine pour les constructeurs et les sponsors : un challenge bien huilé où les moyens & les écuries comptent bien plus que le talent d'un pilote face aux éléments. Il n'y a plus de surprise, plus de héros, plus de légende.

Outrage suprême : l'itinéraire, l'esprit et le nom même du Paris-Dakar, seront dévoyés au fil des éditions. Ainsi, on commencera par un timide "Paris-Alger-Dakar" puis un simple "Dakar" avant de passer en roue libre avec des "Paris-Le Cap", "Paris-Dakar-Paris", "Dakar-Le Caire" ou "Arras-Madrid-Dakar" !

Toutefois, force est de reconnaître, qu'à partir des années 2000, les conditions géo-politiques & les actes de terrorisme en Afrique (Lybie, Mauritanie...) ont forcé la main des organisateurs. A tel point que, pour l'édition 2009, le Dakar n'est plus : départ & arrivée à Buenos Aires via un parcours entre le Chili et l'Argentine !

De nos jours :

Le Paris-Dakar originel est irrémédiablement mort : au fil des ans, des déconvenues et des intérêts mercantiles, il a fini par perdre son âme qui avait fait son succès. La désaffection croissante des médias illustre cette déchéance : France Télévisions jette quasiment l'éponge en 2024 pour laisser la patate chaude à la chaîne TNT "L'équipe". Le Dakar s'invisibilise aux yeux du grand public, il devient un non-évènement, un sport mécanique de niche.

Finalement, l'idée audacieuse d'un rallye-raid âpre, accessible et populaire, n'aura pas survécu à son fondateur Thierry Sabine. Ses piètres successeurs ont fini par enterrer le Dakar : comme souvent, les héritiers d'une légende n'ont d'autre talent que celui de la dépecer, de la détruire irrémédiablement.

Crédits : Moto Plus n°4

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