Les outils moto

Article

Les outils moto

Rusty James • 15 octobre 2025 -
0 commentaire
connecte toi ou inscris toi pour poster un commentaire

Galerie photo

Article

Un motard connaît en général mieux sa machine qu'un automobiliste. La raison est simple : la moto c'est une passion avant d'être un simple moyen de locomotion.

Et, la passion ça s'entretient et l'on est souvent réticent à laisser sa bécane entre les pattes de n'importe qui : même s'il s'agit d'un garagiste professionnel. Une moto c'est comme une brosse à dents : ça ne se prête pas !

Enfin, le motard aime connaître sa belle sur le bout des doigts car l'amour de la moto est toujours une liaison dangereuse.

Si tu es dans ce cas, et que l'adage "on n'est jamais mieux servi que par soi même" te parle, alors faisons ensemble un tour d'horizon des outils moto spécifiques et nécessaires...

Le clé dynamométrique :

clé dynamométrique

Cet outil indispensable est l'équivalent d'une longue clé à cliquets dotée d'une molette & d'une graduation permettant de définir précisément un couple de serrage. Une fois le couple réglé sur la clé, il suffit de serrer la vis jusqu'au déclenchement d'un "clic". On trouve désormais de multiples modèles de clés dynamométriques, seules ou en kit (douilles, rallonge...) à des prix très abordables : entre 30 & 50€.

En effet, on ne serre pas avec la même "force" une vis de cache-carter qu'un axe de roue ou qu'un axe de colonne de direction. On ne serre jamais une vis comme un bourrin jusqu'à la butée ou la rupture (!) en se disant que plus c'est serré mieux c'est : avec cet état d'esprit, le bricolo amateur & néandertalien se retrouvera tôt ou tard avec une vis pêtée entre les doigts !

L'homo sapiens évolué se munit donc de la RTM de sa moto et remonte les vis au couple de serrage préconisé par le constructeur : ni plus ni moins.

La clé à cliquet & douilles :

Clé à cliquet et douilles

La clé dynamométrique est bien un cliquet en soi mais cela reste un outil encombrant, notamment lors d'accès difficiles à faible débattement possible.

Il est donc sage de détenir un kit/coffret cliquet + douilles. Là encore, l'investissement est relativement faible : entre 25 et 45€ en moyenne pour un coffret complet.

Contenu du coffret :

A minima ce type de coffret doit contenir les pièces suivantes :

- Une clé à cliquet réversible.
- Une barre d'extension (rallonge).
- Un jeu de douilles adapté : tailles standard de 8, 10, 11, 12, 13, 14, 16, 17, 18, 19, 21.

Note : les tailles de douilles nécessaires dépendent du modèle de moto. Au besoin tu pourras toujours acquérir à l'unité la ou les douilles manquante(s).

Les clés plates :

clés plates

Un jeu de clés plates peut s'avérer très utile lorsque l'on a besoin d'une prise plus franche, plus axée horizontalement : en effet, le cliquet est forcément déporté verticalement en fonction de la hauteur de la douille utilisée. Ceci pose parfois problème lors de desserrages difficiles nécessitant, par exemple, des coups de maillet.

Les clés plates sont également indispensables lorsque la tête d'écrou ou de vis est prolongée et ne peut donc pas être saisie par une clé à cliquet.

Les types de clés plates :

Types de clés plates

1 & 2. Clés à œil 12 pans : le meilleur format. L'empreinte à 12 pans permet une excellent prise de la tête de vis ou de boulon, qu'elle soit hexagonale ou carrée (plus rare). L'empreinte de la clé s'appuyant sur les six coins de l'hexagone, l'usure et le risque de déformation de la clef sont limités. Par ailleurs, on diminue le risque de riper sur l'hexagone.

L'empreinte 12 pans permet enfin de visser par douzième de tour : utile quand l'espace autour de l'écrou limite l'angle de reprise de la clé. 

Certaines clés sont équipées d'un système de cliquet (1) : elles sont plus chères mais présentent l'avantage de ne pas devoir retirer et repositionner la clé à chaque tour.

3. Clé à œil 6 pans : devenue moins courante, son empreinte prend appui sur les 6 côtés de l'hexagone. Poposant un grip moins "ferme", on lui préfèrera la clé à œil 12 pans.

4. Clé à fourche : outil antédiluvien qui ne prend appui que sur 2 côtés de la tête d'écrou. N'enveloppant pas intégralement la pièce (contrairement à la clé à œil), le risque de déformation de la tête d'écrou est accru : notamment sur des écrous particulièrement serrés.

L'usage de cette clé est donc déconseillé chaque fois que possible. Toutefois, elle apparaît indispensable dans le cas où l'écrou appartient à un système qui ne permet pas de glisser un clé à œil ou à cliquet : circuit de frein ou d'embrayage, câble d'accélérateur...

Les clés Allen :

clés allen

Coudées et à empreinte hexagonale, ces clés peuvent s'avérer indispensables pour le dévissage de vis à tête creuse 6 pans : couvercles de carter moteur, cache-culbuteurs... en moto on n'a généralement pas besoin de grosses clés Allen : des tailles petites à moyennes suffisent dans la plupart des cas.

Les tournevis :

Tournevis moto

En mécanique moto, les tournevis sont des outils de précision : plats ou cruciformes, ils doivent être parfaitement adaptés au cas par cas. A savoir qu'il ne doit y avoir, dans l'idéal, aucun jeu entre la tête de la vis et la pointe de l'outil.

Sinon on court le risque de dégrader l'empreinte de la tête de vis, d'autant plus lorsque la vis est initialement trop serrée ou/et s'avère plus ou moins "soudée" dans son logement : avec le temps et les réactions chimiques qui en découlent lorsque deux matériaux différents restent en contact pendant une longue durée. Par exemple : une vis en fer dans un logement en alu.

Ce type de vis est généralement de petite taille et concerne souvent les pièces de carburateur : brides d'admission, couvercles de cuves, gicleurs (en laiton et dont l'empreinte très fragile ne supporte aucun dérapage !).

Les outils passe-partout :

outils mécanique générale

Plus généralistes, et permettant souvent de débloquer une situation désespérée, il est toujours bon d'avoir ces outils en réserve.

1. La clé à molette : elle permet de s'adapter à toutes les dimensions d'écrou. Plutôt imprécise et ne permettant pas une accroche parfaite, notamment si l'on doit exercer une force de blocage/déblocage conséquente, elle doit être considérée comme une solution de secours lorsque, par exemple, on ne dispose pas d'une clé ou d'une douille adaptée ou, encore, dans un usage de maintien d'un contre-écrou.

2. La pince étau : le baiser de la mort ! Si elle dispose d'une prise suffisante, la pince étau permet de se sortir de certaines galères : par exemple une tête d'écrou dégradée ou cassée. Une molette permet, avant d'agripper la pièce récalcitrante, de prédéfinir l'empattement des machoîres une fois la pince serrée. L'empattement final idéal doit être légèrement, voire nettement, inférieur au diamètre de la pièce en question.

3. La masse : certaines situations exigent quelques coups ou chocs francs plutôt qu'une force linéaire constante. C'est notamment le cas des écrous exagérément serrés ou bloqués par le temps : clé engagé sur la tête d'écrou, un coup sec et assuré sur l'extrémité de la clé va avoir pour effet de "décoller" la tige filetée de son logement.

4. La pince multiprise : elle permet de définir un écartement adapté. En revanche, cela reste un outil générique d'appoint car c'est la seule "poigne" de l'utilisateur qui assure son maintien et sa fonction : la prise est donc nettement moins ferme qu'avec une clé, une pince étau ou, même, qu'avec une clé à molette.

Nettoyants & Lubrifiants !

produits mécanique moto

1. WD40 : incontournable du dégripage, ce produit se trouve en bombe aérosol à un prix plus qu'abordable. C'est simple, si t'as pas une bombe de WD40 dans ton garage, t'es pas un vrai mécano !

2. Essence F : il existe pléthore de dégraissants ou nettoyants. Le plus simple est l'essence mais elle comprend aujourd'hui des additifs qui, une fois l'essence sèche, sont susceptibles de laisser un dépôt : même si invisible à l'œil nu, ce dépôt est bien réel et peut poser problème sur des pièces sensibles telles que les gicleurs. L'essence F est à nos yeux le nettoyant le plus "propre".

3. L'acétone : ce produit décape tout, même les poumons ! Vernis, peinture, caoutchouc, plastique... rien ne résiste à l'acétone. A utiliser donc avec d'infinies précautions, pour un décrassage extrême et exclusivement sur les métaux.

4. Le vinaigre d'alcool : nettoyant & désinfectant universel, ce produit est idéal lorsque l'on fait "mijoter" des pièces de carbu à la casserole. Un bain de vinaigre d'alcool à petite ébullition pendant 5 minutes vient généralement à bout de tout micro dépôt : résidu d'essence séchée par exemple.

Attention ! Le vinaigre d'alcool porté à ébullition génère des vapeurs extrêmement irritantes & toxiques. Donc, à n'utiliser que dans un lieu aéré et port du masque obligatoire.

5. Le concentré de citron : on ne vante plus les vertus du citron pur pour nettoyer, diluer et décaper. Un petit flacon dans le garage, ça ne coûte rien et ça peut toujours servir.

6. La graisse universelle : graphite, cuivre, lithium... on ne compte plus les types de graisses proposées ! L'important c'est que ça graisse : pour les grosses pièces en friction (par ex. axes de roues), une bonne vieille cartouche de graisse industrielle bien épaisse fait l'affaire.

7. La graisse en aérosol : plus fine qu'une graisse standard, elle très pratique pour graisser proprement et précisément des éléments tels que la chaîne secondaire.

8. La graisse silicone en aérosol : indispensable pour ré(assouplir) ou nourrir les pièces souples telles que les durites, les manchons en caoutchouc, les joints, les membranes de boisseaux.

Tu penses avoir un article utile à rédiger et à proposer ?
Pour cela tu dois être connecté et disposer d'un compte Rédacteur : si ce n'est pas le cas appelle-nous au 07.70.45.20.06 ou contacte-nous !