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Carte grise Collection

Soumis par Rusty James le ven 31/10/2025 - 11:17
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Tu possèdes une vieille bécane que tu bichonnes depuis des années ? Tu as plus de 40 balais et tu as acheté la moto de tes rêves d'ado ?

Si ce n'est pas encore le cas, tu peux songer à passer ta belle en collection. Petit tour de la question :

Qu’est-ce qu’un véhicule de collection ?

En principe, un véhicule peut être considéré comme "collection" s'il représente une valeur élevée, de par son prestige ou sa rareté. Enfin, c'est ce que pense l'imaginaire collectif.

Or, niveau législation, les règles sont nettement mieux définies et, donc, plus strictes.

Ce que dit la loi :

l’article R311-1 du Code de la route (alinéa 6.3) impose trois conditions pour qu'une auto ou une moto soit estampillée "collection" :

1- Le véhicule doit avoir été produit ou immatriculé pour la première fois il y a au moins 30 ans.

2- Son type particulier, tel que défini par la législation pertinente de l'UE ou nationale, n'est plus produit.

3- Il est préservé sur le plan historique et maintenu dans son état d'origine : aucune modification structurelle n'a été apportée aux caractéristiques techniques de ses principaux composants.

Note : le statut de moto de collection n'est pas automatique : il faut en faire la demande. Toutefois, le détenteur d'une moto remplissant tous les critères n'est pas pour autant tenu de basculer son véhicule en "collection" : il peut tout aussi bien le laisser en véhicule "normal".

Les démarches administratives :

Pour obtenir une CG collection, tu dois t'adresser en ligne à l'ANTS (France Titres). En fonction de ta situation, et des données que l'ANTS possède (ou non) sur toi, les justificatifs suivants te seront demandés :

- Ton identité.
- Un justificatif de domicile.
- Un formulaire CERFA n°13750*07 (Demande de certificat d’immatriculation d’un véhicule) dûment rempli.
- Le certificat d’immatriculation original (ou, à défaut, le justificatif prouvant l’origine de propriété du véhicule).
- Une attestation de conformité (établie par le constructeur), ou, une attestation réalisée par la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE).
- En cas de changement de propriétaire (ou d’une première immatriculation en France), un justificatif d’assurance et un justificatif de permis de conduire peut être demandé.

La carte grise :

La validation (par les autorités) d'une demande de passage en collection entraîne la génération d'un nouveau certificat d'immatriculation sur lequel apparaîtra la mention "collection".

Les avantages :

Tout d'abord, il est possible d'utiliser une plaque minéralogique noire : assez sympa pour se différencier du reste de la faune motocycliste et appréciable pour le style ! De plus, le format légal de la plaque (210mm ×130mm) n'est pas obligatoire : super cool si tu en as assez de te balader avec une plaque aussi grosse qu'un IPAD !

En cas de sinistre grave, la moto ne peut plus être considérée comme épave (VTI – Véhicule techniquement irréparable) : elle échappera dès lors à la destruction et pourra éventuellement faire l’objet d’une réparation.

Une moto de collection n'est pas soumise à la vignette "Crit’air" sur Paris. En revanche, pour toutes les autres agglomérations ayant adopté ce dispositif, il reste nécessaire de s'informer sur les règles et décrets fixés localement.

Le CT2R (contrôle technique des 2 roues motorisés) a une validité de 5 ans (au lieu de 3 ans pour les motos non collection). Toutefois, les points de contrôle sont exactement les mêmes, que le véhicule ait une CG "collection" ou pas. Enfin, si tu possèdes un fossile, immatriculé avant le 01/01/1960, ta CG "collection" t'exempte totalement de contrôle technique.

Conclusion :

Passer sa bécane en "collection" présente de nombreux avantages même si les démarches administratives relèvent souvent du parcours du combattant !

De plus, pour obtenir le Saint Graal, la moto doit être quasi "full stock" : conforme à l'origine. Pas toujours évident sur des machines de plus de 30 piges.

Dans le principe (surtout au niveau des assurances), une moto de collection implique un usage restreint : occasionnel, saisonnier, loisirs. Même si, dans les faits, cette règle est rarement contrôlée (par ex. lors d'une utilisation quotidienne, trajet/travail), il suffit parfois d'un pépin pour se retrouver en galère !

Législation

Les rond-points

Soumis par Rusty James le mar 30/09/2025 - 15:53
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Depuis de nombreuses années, les ronds-points remplacent régulièrement nos bons vieux "feux rouges" aux intersections de voies de circulation. L'objectif est de fluidifier la circulation et, dans la plupart des cas, force est de reconnaître que c'est plutôt efficace... enfin quand tout le monde joue le jeu et en respecte les règles !

Règle n°1 - le giratoire à 1 voie :

Une évidence mais bon, commençons par la base... un véhicule déjà engagé dans un rond-point est prioritaire sur tous ceux qui cherchent à l'emprunter : on marque donc le stop jusqu'à ce que le ou les véhicule(s) engagé(s) nous dépasse(nt) ou qu'on ait l'assurance qu'il s'apprête, en amont, à sortir du giratoire via un signalement du clignotant.

Mais attention ! Tout le monde ne joue pas le jeu et la route est truffée d'étourdi(e)s : clignotant enclenché trop tôt ou encore actif sur une précédente manœuvre... et c'est la cata ! Outre les automobilistes dans la Lune, c'est aussi fréquemment le cas des motards dont le clignotant doit être désactivé manuellement.

Règle n°2 - le giratoire à 2 voies ou + :

Là ça commence à se compliquer. A vrai dire, la plupart des usagers adoptent un comportement non conforme aux règles du code de la route. Prenons l'exemple ci-dessous : un giratoire à deux voies avec un marquage au sol...

rond point à voies multiples

CAS N°1 :

Tu t'engages dans le giratoire pour emprunter la première sortie : tu enclenches tes clignotants droits avant de t'engager, tu circules sur la partie droite du giratoire, une fois sorti tu éteins tes clignotants.

CAS N°2 :

Tu t'engages dans le giratoire pour emprunter la deuxième sortie : tu circules toujours sur la partie droite du giratoire mais sans enclencher immédiatement tes clignotants. Juste après avoir dépassé la première sortie, tu enclenches tes clignotants droits et tu les éteins une fois sorti du giratoire.

CAS N°3 :

Tu t'engages dans le giratoire pour emprunter la troisième sortie : tu enclenches tes clignotants gauches avant de t'engager et tu te positionnes sur la partie gauche du giratoire. Au moment de dépasser la deuxième sortie, tu enclenches tes clignotants droits et tu te déportes sur la partie droite du giratoire (vérifie attentivement dans ton rétro qu'un guignol ne soit pas en train de te dépasser par la droite !). Une fois sorti du giratoire tu éteins tes clignotants.

CAS N°4 :

Tu t'engages dans le giratoire pour emprunter la quatrième sortie : tu enclenches tes clignotants gauches avant de t'engager et tu te positionnes sur la partie gauche du giratoire. Au moment de dépasser la deuxième sortie, tu te déportes progressivement sur la partie droite du giratoire. Au moment de dépasser la troisième sortie, tu enclenches tes clignotants droits. Une fois sorti du giratoire tu éteins tes clignotants.

Législation Sécurité

Le permis moto

Soumis par Rusty James le dim 14/09/2025 - 19:32
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Passer le permis moto est une épreuve bien plus complexe que le permis auto !

Et pour cause : outre la connaissance du code de la route, piloter une moto nécessite maîtrise, équilibre, sang froid & une attention permanente (voire méfiante !) vis à vis des autres usagers.

Car, sur une moto, on n'est pas protégé par un sarcophage de tôle, une ceinture de sécurité et de multiples airbags. On n'a pas non plus la stabilité d'un véhicule à 4 roues : la moindre glissade se transforme fréquemment en gamelle.

Le moindre accident de circulation peut ainsi devenir un véritable drame pour l'intégrité physique du motard car, celui-ci (en cas de contact ou de chute) expose directement son corps aux éléments.

D'où l'expression : une voiture se conduit, une moto se pilote !

La législation exige donc (de la part du pilote) une parfaite maîtrise de la machine, une appréhension accrue du comportement des autres usagers et une perception fine de l'environnement.

Alors, mission impossible ?

Certes la démarche est complexe car l'examen du permis moto comprend plusieurs épreuves théoriques et, surtout, pratiques. Mais ce n'est pas non plus du niveau de Call Of Duty : au delà de la littérature, l'examinateur va s'assurer que l'engin est maîtrisé par l'élève dans les conditions de circulation les plus courantes. Et c'est le minimum syndical...

permis moto

Ce que l'on attend de l'apprenti(e) pilote :

L'équilibre : à moyenne ou grande vitesse, l'énergie cinétique libérée par la rotation des roues maintient la moto naturellement en équilibre. D'ailleurs, plus la moto est lourde et plus cet équilibre est stable. Il en est autrement à faible vitesse & lorsqu'on roule au "pas" (en 1ère & accélérateur relâché/régime moteur ralenti) : il n'y a dès lors quasiment plus d'énergie cinétique et, dans ce cas, le poids de la moto devient même un handicap.

C'est là qu'intervient la notion d'équilibre : maîtriser son engin à très faible vitesse lors de manœuvres d'évitement ou de contournement... et, bien évidemment sans poser les pieds au sol, hein !

La maîtrise : une moto c'est pas une bagnole. En général, pas d'assistance au freinage (ABS), pas de correcteur de trajectoire et seulement 2 roues au lieu de 4... une moto ne t'aide pas à la piloter : tu dois connaître précisément ses capacités, ses réactions, ses limites... tu dois aussi connaître tes propres limites. Comme le dit Clint Eastwood dans L'inspecteur Harry : "l'homme sage est celui qui connaît ses limites" !

Pour les novices, le manque de maîtrise est faussement occulté par la sensation de puissance et de sûreté qu'il éprouve au guidon de son engin : léger, peu encombrant et bien plus réactif qu'une vulgaire caisse à savon, il semble, pour le jeune padawan, être adapté à toutes les situations, à toutes les folies...

Or ceci est un leurre car, tôt ou tard, il y a toujours un imprévu... un véhicule qui pile soudainement devant toi, un abruti qui se rabat sur ta roue AV sans avoir regardé son rétro, un étourdi qui ouvre sa porte juste devant toi, une flaque d'huile ou de diesel dans un rond-point, une plaque de gravier non signalée dans un virage... les "jusqu'à" sont légion !

Autre notion capitale : la maîtrise de la trajectoire en courbe. En voiture, tu négocies les courbes avec ton volant. En 2 roues, une courbe est négociée uniquement par l'inclinaison du véhicule. Incliner un vélo de 3 kilos & qui roule à 30 km/h est relativement aisé : pencher une moto de 150/200 kilos dans une courbe abordée à 80/100 km/h, c'est une autre histoire !

On l'a vu précédemment : plus la moto est lourde & plus la vitesse est élevée, plus la force cinétique est importante. Résultat : la moto a tendance à aller tout droit. Cette notion de maîtrise courbe/vitesse/trajectoire est capitale.

L'acuité : en zone urbaine, le motard doit être plus attentif que n'importe qui à son propre comportement mais aussi à celui des autres usagers.Il doit aussi faire preuve d'anticipation car, notamment :

- Le trafic routier est essentiellement composé de véhicules 4 roues : ce qui rend la moto (de par son faible gabarit) moins "visible" que les autres.

- Une moto se glisse souvent entre deux files (circulation inter-files) : cette zone est parfois absente du champ visuel habituel des automobilistes.

permis moto plateau

Les examens & épreuves du permis moto :

L'examen théorique (ETM ou Code Moto) :

Il s'agit d'un examen portant sur le code de la route & incluant des questions spécifiques à la conduite moto. Le questionnaire comporte 40 questions : le candidat devra avoir un minimum de 35 bonnes réponses pour valider cette épreuve.

Cet examen peut être passé dès 17 ans, même s'il faut attendre d'avoir 18 ans pour passer le permis moto (A2).

Le Plateau technique (épreuve hors circulation) :

Bête noire de beaucoup de prétendants, c'est aussi l'épreuve capitale du passage du permis moto : une bécane ça se maîtrise !

Durant une dizaine de minutes & permettant seulement deux essais, le plateau permet à l'examinateur d'apprécier le degré de contrôle de la moto :

- Déplacement de la moto à pied & moteur arrêté.
- Maîtrise de la moto à allure réduite : régime du ralenti en 1ère, sans accéler et sans poser un pied à terre.
- Maîtrise de la moto à vive allure : freinage, contournement...

Une note est délivrée sur le meilleur des deux essais : allant de A (satisfaisant) à C (insuffisant), seule une note A ou B permet d'obtenir le Graal.

La circulation :

Plus longue (30 à 40 min.) et plus "pépère" que le plateau, l'épreuve met l'élève en conditions réelles de circulation.

Le candidat, seul sur sa moto & plongé dans la "jungle" urbaine, est relié par radio à l'examinateur qui le suit de près à bord d'une voiture. Ce dernier lui donne toutes les directives qu'il juge nécessaires pour apprécier :

- La connaissance du code de la route.
- La capacité de circulation en toute sécurité, de maîtrise du véhicule & de ses commandes.

types de permis moto

Types de permis moto :

Il existe actuellement 3 types de permis :

A1 : 125cm3 max / 16 ans ou +

- permet de conduire une moto dont la cylindrée n’excède pas 125 cm3, d'une puissance inférieure ou égale à 11 kW et dont le rapport puissance/poids est inférieur à 0,1 kW par kilogramme.

- prérequis : avoir réussi l'épreuve théorique du code moto + justifier d'un minimum de 20H de leçons dont 8H sur piste et 12H sur route.

- Exception : les personnes titulaires du permis B (auto) souhaitant conduire un 2R motorisé de 50 à 125 cm3 peuvent obtenir le permis A1 en s'acquittant d'une formation accélérée de 7 heures.

A2 : toute cylindrée d'une puissance inférieure ou égale à 35kw / 18 ans ou +

- permet de conduire une moto d’une puissance n’excédant pas 35 kW et dont le rapport puissance/poids est inférieur à 0,2 kW/kg.

- prérequis : avoir réussi l'épreuve théorique du code moto + justifier d'un minimum de 20H de leçons dont 8H sur piste et 12H sur route.

A : toute cylindrée d'une puissance inférieure et au delà de 35kw / 20 ans ou +

- permet de conduire tout type de moto quelle que soit sa puissance.

- prérequis : être titulaire du permis A2 depuis plus de 2 ans + être détenteur d'une attestation de formation de 7 heures délivrée par une école de conduite.

astuces permis moto

Nos conseils pour passer l'examen :

Chez Motoblues on est tous des motards et, donc, on est tous passés par l'examen du permis et, tu sais quoi, on n'en est pas morts !

Allez zou, trève de littérature, voici ce que nos vieux motards expérimentés (et son permis en poche !) peuvent te dire :

1. Tu bûches à fond ton code de la route : tu n'auras droit qu'à 5 erreurs sur 40 questions, soit une moyenne de 17,5/20. Et oui, l'examen du code de la route c'est pas le BAC !

2. Si tu n'es pas habitué au 2R, tu t'entraînes comme tu peux : la formation de conduite en moto école c'est 20H de base qui coûtent déjà une blinde, au delà ça te coûte vite un bras ! Si tu n'as sous la main qu'une mob, ou même un vélo : beh tu fais avec pour bosser ton équilibre à vitesse la plus réduite possible.

3. Côté "plateau technique" : tu gardes toujours à l'esprit que le seul moyen d'éviter un obstacle, d'effectuer un contournement et définir une trajectoire... c'est d'invisibiliser l'obstacle : une fois l'obstacle visuellement identifié, tu l'effaces de ton esprit et tu te focalises uniquement sur la trajectoire que tu dois adopter. Fixer un obstacle que l'on cherche à éviter est le meilleur moyen de taper en plein dedans !

4. La veille de l'examen : tu fais le vide complet, tu te déconnectes : fais toi plaisir par exemple en revoyant ton film ou ta série préféré(e). Pour ma part je me suis refait ROCKY III et, le lendemain, je suis arrivé sur le Plateau avec l'oeil du tigre !!!

5. Le jour de l'examen : si tu es stressé, c'est normal et même très sain ! Mais ce stress ne doit pas être un frein qui te coupe les pattes. Au contraire, considère ce stress comme un moteur, transforme le en acuité : ton stress doit devenir un outil qui va te mener à ton objectif.

6. La peur de l'échec : le jour venu, tu bannis cette considération néfaste de ton esprit. Sans pour autant te dire "je vais réussir quoi qu'il advienne", dis toi juste "je vais faire de mon mieux et j'ai donc une sérieuse chance d'y arriver... et, si je n'y parviens pas, ce n'est pas la fin du monde !".

Voilà pour les recommandations de vieux grigous qui sont passés avant toi entre les griffes des examinateurs !

Et n'oublie jamais : l'obtention du permis moto est juste un bout de papier, une formalité légale. Ce n'est que l'expérience au guidon de ta belle, ainsi qu'un comportement intelligent & responsable, qui feront de toi un ou une vrai(e) motard(e).

Législation

Stationnement moto

Soumis par Rusty James le mer 10/09/2025 - 17:54
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Bon, on ne va pas se mentir : en centre ville, le motard se gare rarement sur un emplacement de stationnement dédié et privilégie le trottoir ou les abords d'une rue ou d'une place piétonne.

Il y a de "bonnes" raisons à ce type de comportement :

- La rareté des places de stationnement auto disponibles.

- la sensation qu'une moto (de par son petit gabarit) est plus en sécurité sur un trottoir que "coincée" entre deux bagnoles dont les usagers pourraient endommager la moto lors de manœuvres hasardeuses et indélicates.

- La croyance (erronée) de pouvoir s'exonérer d'un ticket de stationnement payant.

Les places de stationnement pour les 2R :

En agglo, des places de stationnement pour nos brêles sont parfois aménagées, voire même gratuites : il s’agit généralement de stationnement en bataille ou en épi, délimités par des bornes ou barrières et à partager avec tous les autres deux-roues, y compris les vélos.

Il est vraiment préférable de privilégier ce genre d’emplacement qui te garantit à la fois sécurité et accessibilité.

le problème est que ce type d'emplacement, dans la plupart des CV, s'avère aléatoire voire extrêmement rare.

Si toutes les places réservées aux 2R sont occupées ou absentes à proximité, tu peux opter pour un emplacement de voiture (dont on connait les risques) ou t'orienter vers un parking souterrain payant : lequel dispose parfois d’emplacements pour 2R.

Quid du trottoir ?

Malgré une relative tolérance de la maréchaussée, le code de la route proscrit formellement le stationnement de véhicules 2R sur les trottoirs et voies de circulation.

la législation sur le sujet est très claire : "est considéré comme gênant la circulation publique, l’arrêt ou le stationnement d’un véhicule sur les trottoirs, les passages ou accotements réservés à la circulation des piétons..." (article R417-10 du code de la route).

La violation de cet article représente une infraction de 2ème classe, et t'expose, en théorie, à une prune de 35€. La note peut toutefois grimper jusqu'à 135€ si les forces de l’ordre estiment que ton stationnement est "dangereux". La mise en fourrière de ta bécane est également possible !

La tolérance de stationnement sur le trottoir :

A considérer avec des pincettes !

Certaines communes tolèrent cette pratique, à la condition que la largeur du trottoir soit suffisante et que la moto ne gêne pas la libre circulation des piétons.

Dans ce cas, très flou et dénué de cadre légal, respecte à minima les règles suivantes :

- Ne pas obstruer le passage en laissant de l’espace entre les façades et ta moto (minimum 1m50) pour faciliter la circulation des piétons, personnes à mobilité réduire, poussettes...

- Positionne ta moto de sorte que le pot d’échappement soit côté rue pour éviter que des enfants ne s’y brûlent.

- Respecte les zones interdites au stationnement et ne gêne pas l’accès aux bâtiments, commerces ou autres structures publiques.

Législation

Circulation inter-files

Soumis par Rusty James le sam 06/09/2025 - 17:14
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Largement pratiquée par la communauté motards, la circulation inter-files consiste à circuler, ou à effectuer des dépassements, entre les files de véhicules qui sont à l’arrêt ou à vitesse réduite.

Alors, autorisée ou pas ?

Jusqu'à récemment, cette pratique n'était pas réellement et strictement encadrée par le code de la route. Disons qu'elle était tolérée sous certaines conditions plus ou moins floues !

En 2016, le législateur décide de s'emparer du sujet... aïe ! Quand le législateur se mêle de sécurité routière, on a peur que ce soit en dépit du bon sens et on ne peut s'empêcher de trembler !

Et pour cause, il y a des précédents douloureux pour les motards : limitation à 80 km/h sur nationales & départementales à 2 voies, limitation à 30 km/h en agglomération avec multiplication de dos d'ânes (aux proportions pas toujours réglementaires !) et, dernièrement, l'infâme contrôle technique imposé aux 2R.

Mais, sur ce coup là, le législateur a plutôt bien fait les choses :

Entre 2016 et début janvier 2025, cette pratique a d'abord été autorisée à titre expérimental dans quelques départements français.

Le résultat de cette étude a démontré une accidentalité stable et a souligné que les règles expérimentales avaient été bien acceptées, tant par les motards que par les automobilistes.

En conséquence, la circulation en inter-files peut être désormais pratiquée partout en France pepuis le 11 janvier 2025.

Modalités & restrictions :

Depuis janvier 2025, la circulation inter-files :

- est autorisée lorsque la circulation s'est, en raison de sa densité, condensée en file ininterrompue sur toutes les voies avec des véhicules roulant à une vitesse maximale de 50 km/h.

- ne peut être pratiquée que par des 2 ou 3 roues motorisés dont la largeur n'excède pas 1 mètre.

- n’est autorisée que sur les autoroutes et les voies à 2 chaussées séparées par un terre-plein central et dotées d’au moins 2 voies chacune, et pour lesquelles la vitesse maximale autorisée se situe entre 70  et 130 km/h (elle est également permise sur les voies de ce type où la vitesse a été abaissée, par décision de l’autorité locale : par ex. le périphérique parisien où la vitesse maximale autorisée est passée de 70 km/h à 50 km/h).

- se pratique entre les 2 files de véhicules situées les plus à gauche de la chaussée.

- est interdite lorsqu’une voie est en travaux, ou couverte de neige ou de verglas.

Législation Sécurité

Equipement du motard

Soumis par Rusty James le dim 03/11/2024 - 14:54
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Sortez couvert(e)s !

On ne le dira jamais assez : le motard est doublement vulnérable sur la route ! D'une part vis à vis des autres usagers (il est moins volumineux qu'un camtar ou qu'une bagnole)... d'autre part, lors d'une chute, il est en contact direct avec les obstacles et les chocs potentiels.

De plus, le motard circule globalement plus vite, et de manière plus agile, que le trafic environnant. Attention ! ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, hein ? nul besoin de rouler comme un bras cassé pour être plus rapide que la musique ambiante.

Enfin, de par son gabarit, le motard n'est pas aussi visible qu'une caisse ou qu'un 38 tonnes. Si l'on considère le manque d'attention ou d'observation de certains automobilistes (qui ont parfois la réactivité d'un mollusque), le bon sens nous commande de nous protéger, parfois de nous-même et bien souvent des autres !

La base...


Le casque : l'intégral reste la meilleure protection possible. Et là je te vois venir avec tes gros sabots ! "Moi je ride en Harley et je vais pas me taper la honte avec un intégral"... c'est pas complètement faux mais, si avec ton Bol ou ton Jet, tu manges quoi que ce soit en pleine face, tu comprendras que le sourire du motard heureux est nettement moins sexy avec une mâchoire défoncée et la moitié des chicots en moins !

A noter qu'il existe l'intégral "modulable" : très classe mais simplement équivalent à un Jet dès lors que l'on relève la mentonnière.

Je sais bien que, suivant les types de bécanes, l'intégral est une hérésie mais je ne parle ici que de sécurité : pas de look ni de plaisir.

Les gants : devenus obligatoires depuis 2016, c'est l'équipement le moins coûteux et le moins "gênant". Qui ne s'est jamais pris une pelle dans la cour de l'école en mettant les mains devant pour finir avec une belle incrustation de graviers et de cailloux dans les paumes ? La route à moto, c'est pas la récré ! ça va plus vite et ça frotte plus longtemps.

Les chaussures : les pieds et les chevilles du motard sont très exposés latéralement, et bien plus au niveau d'un contact initial qu'au niveau de la chute qui pourrait en résulter. Si, par exemple, ta cheville croise la trajectoire maladroite d'un pare-choc, tu es souvent bon pour une fracture, ou une grosse entorse si tu as de la veine !

Sans aller jusqu'à recommander des bottes de piste, ni une tenue de hockey, des chaussures montantes et renforcées au niveau de la cheville sont un bon compromis contre l'assurance de finir tôt ou tard éclopé à durée indéterminée.

Les vêtements : ici l'idéal est un blouson & un pantalon spécifiques à la moto. Côté blouson, on veillera à ce qu'il ait des renforts au niveau du dos, des épaules et des coudes. Côté falzar, tu t'en doutes, des renforts au niveau des genoux sont plus que bienvenus.

Enfin prêt pour le bal masqué !


Avec tout cet accoutrement tu te sentiras parfois entre Robocop et Goldorak... surtout en plein mois d'août sur la croisette où tout le monde est à moitié nu ! Mais tel est en fait le prix d'une passion "raisonnable" : la moto reste un loisir très dangereux, ne l'oublie pas !

Ce que dit la loi...


Contrairement aux idées reçues, la législation est pour une fois (et pour l'instant !) très permissive sur le sujet. Le seuls équipements obligatoires sont un casque conforme aux normes UE et une paire de gants renforcés.

En d'autres termes, tu peux rouler en slip et en espadrilles pourvu que tu aies un saladier sur la carafe et des gants sur tes paluches ! Au delà du minimum syndical, et si l'aspect samouraï te file des boutons de chaleur, veille au moins à protéger ta tête, tes mains, tes coudes & tes chevilles. Et, on ne le répètera jamais assez : sois extrêmement vigilant vis à vis de ton comportement et de celui de tous les autres usagers.

Législation Sécurité

Plaque immatriculation

Soumis par Rusty James le lun 29/04/2024 - 09:56
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En France, tous les véhicules motorisés circulant sur la voie publique doivent posséder au minimum une plaque d’immatriculation.

Les 2R et 3R (moto, scooter, cyclomoteur...) ainsi que les quads sont concernés par cette réglementation. En outre, le système d’immatriculation des 2R et 3R, ainsi que la taille des plaques, répondent désormais à des normes strictes.

Ce que dit la Loi :

Depuis 2017, tous les véhicules à moteur évoluant sur la voie publique (sauf engins de travaux publics) doivent posséder au moins une plaque d’immatriculation bien visible, homologuée et fixée de manière inamovible (fixation par rivets).

Un format standardisé unique :

La plaque d’immatriculation doit :

- être au format réglementaire : 21 CM de large pour 13 CM de hauteur.
- être fixée au-dessus de l’axe central de la roue AR, au moins à 20 CM au-dessus de la chaussée.
- être lisible jusqu’à 20 mètres minimum.

La norme SIV (Système d’immatriculation des véhicules) :

La plaque d’immatriculation doit également répondre aux normes du SIV . Depuis l’arrêté du 9 février 2009, tous les véhicules doivent être immatriculés sous la forme suivante : 2 lettres + 3 chiffres + 2 lettres (MC-111-FR par ex.).

Note : le précédent système du FNI (Fichier national d'immatriculation), qui comportait systématiquement le n° du département, a été aboli.

La plaque d’immatriculation doit aussi afficher, à gauche, le F (France) sur fond bleu, avec les étoiles symbolisant notre heureuse (!) appartenance à la communauté européenne.

Côté droit, l’identifiant/logo de la région et le n° de département sont également obligatoires.

Cette mesure de standardisation du format des plaques n'a rien de cosmétique (tu t'en doutes !). On se passerait bien d'affubler le cul de nos brêles avec une plaque aussi grosse qu'un Ipad ! En vérité, son objectif est de faciliter les contrôles visuels radar fixes ou mobiles.

Sanctions encourues en cas de non-respect de la législation :

le risque principal est une amende de 135€ et sans retrait de point. Notez que si, le contrôleur est mal luné (ou si tu lui cherches des poux !), il est dans le droit d'ordonner l’immobilisation du véhicule jusqu'à ce qu’une plaque d’immatriculation conforme soit mise en place.

Une plaque amovible (vissée), ou illisible, peut être considérée à juste titre comme non conforme. C’est également le cas pour tout dispositif ou astuce susceptible de tromper les radars (plaque inclinée au-delà de 30° ou munie de subterfuges réfléchissants).

La prune peut alors grimper jusqu'à 1500€ et sucrer jusqu’à 6 points sur le permis de conduire.

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