Le petit trail japonais devenu culte
À la fin des années 70, le marché de la moto est en plein essor : les constructeurs japonais dominent déjà largement le marché européen grâce à des bécanes toujours plus fiables, économiques et simples d'utilisation.
Chez Honda, l’idée est simple : proposer un petit trail polyvalent, peu coûteux et venant concurrencer la célèbre Yamaha 125 DTMX.
C’est dans cet esprit que naît, en 1979, la Honda XL1 25 S. Descendante des premiers trails de la marque, elle représente parfaitement la philosophie du "dual purpose" : une moto à l’aise sur route comme en tout-terrain léger.
Le design :
Le look de cette 125 reprend les codes des trails de cette fin des années 70 et du début des années 80 : large garde-boue avant, réservoir étroit, selle longue et plate, silencieux d'échappement relevé...
La motorisation :
Une fois n'est pas coutume : malgré une conception simple, le moteur Honda reste à la fois fiable, robuste et quasi increvable.
Il s'agit d'un "petit" monocylindre 4T de 122 cm³ et refroidi par air. Le moteur développe une puissance modeste d'environ 12 CV, toutefois suffisante pour permettre une conduite agréable et économique.
La particularité de cette mécanique "archaïque" réside dans sa robustesse à toute épreuve : beaucoup de modèles d'époque roulent encore de nos jours avec leur moteur d’origine après plusieurs dizaines de milliers de kilomètres au compteur.
Cette simplicité mécanique permettait un entretien minimal et facile d'accès, même pour les débutants et les jeunes bricoleurs du dimanche : une vidange régulière, un réglage des soupapes, un nettoyage occasionnel du carburateur et hop ! C'est reparti mon kiki !
Une moto-école des années 80 :
Pour toute une génération, la Honda XL 125 S a été une première "vraie" moto : sa légèreté, la souplesse de son moteur et une position de conduite confortable, inspirent réellement confiance.
Sur route, elle se montre particulièrement maniable et économique. En tout-terrain, des suspensions à grand débattement et une roue AV de 21 pouces lui permettent d’emprunter les pistes et les petits chemins sans difficulté majeure.
Pas un foudre de guerre non plus !
La conception simple/classique et la polyvalence ont un coût : cette 125 n'est pas la moto la plus performante du monde, notamment niveau motorisation et partie cycle :
Plutôt sympa en balade tranquille, l'ensemble moteur/boite manque de reprise franche lors de dépassements musclés : la moto n'est pas un "veau" mais pas loin du bovin quand même ! Ainsi, avec ses 13 CV au garrot, mieux vaut ne pas jouer au kéké sur les voies rapides et se contenter d'un petit 80/90 km/h.
Niveau freins, avec 1 tambour à l'avant et à l'arrière, on n'est pas vraiment sur un modèle d'efficacité et de progressivité. Ceux qui ont fait leurs premières armes sur des bicyclettes comprendront !